C'est le nom d'une application que l'on peut acheter sur l'appStore d'Apple et télécharger sur son iPhone.
Il suffit de rentrer un nom pour savoir si la personne qui le porte est juive ou pas.
Je suis affolé par l'app, bien sûr, mais aussi et surtout par nombre de commentaires à son sujet.
Allez les lire, c'est édifiant.
Quelques notes rapides:
- la liberté connait des limites, dans notre République : elle s'arrête là où commence celle des autres. Or, tout le monde ne souhaite pas afficher ses croyances religieuses ou ses origines ethniques. Libre de le faire à ceux qui le veulent, mais personne ne peut obliger les autres à sortir de la discrétion
- ce grand principe est dans notre Constitution ("Dieu" merci!), et aussi dans la loi : celle de 1978 sur l'informatique et les libertés qui prohibe ainsi les fichiers divulgant les appartenances religieuses ou ethniques ou politiques ou encore l'état de santé, etc. sans l'accord des intéressés ; cette app n'est autre qu'un fichier qui viole la Constitution et la loi
- la transparence totale, même sur internet, est un danger : nos libertés ont besoin d'intimité, sinon c'est 1984 de Georges Orwell
- à ceux qui parlent de liberté, de transparence, de lutte contre la censure, de fierté d'appartenance, d'absence de honte à avoir d'être juif pour défendre cette application odieuse, relisez donc la Constitution, la Loi et 1984...
mercredi 14 septembre 2011
lundi 13 juin 2011
Ochlocratie
L'ochlocratie est le gouvernement par la foule ("okhlos") au sens péjoratif du terme, c'est-à-dire la masse vulgaire et médiocre qui par exemple "lynche" autrui par pulsion collective.
Le courant ochlocratique pourrait qualifier la tendance d'un groupe, influencé par certaines personnes en son sein, à agir non dans l'intérêt général, mais dans l'intérêt individuel des influenceurs.
Je ne suis pas de ceux qui jettent la pierre sur l'internet, au contraire. L'internet n'a pas de conscience et n'est qu'un vecteur d'expression libre parmi d'autres qu'il faut donc absolument défendre et renforcer. On y trouve alors le meilleur et le pire en fonction de ce qui s'y dit.
A propos du pire, force est de constater qu'il prend souvent la forme de ce fameux courant ochlocratique. Il n'y a qu'à observer les vulgarités et grossièretés échangées par exemple entre militants politiques de tous bords entre eux ou au sujet de personnalités emblématiques : au lieu de critiquer l'action politique, on préfère détruire la personne, l'individu qu'il soit responsable d'un parti ou simple partisan.
Alors qu'il serait très facile d'éviter ce lynchage récurrent en étant soi-même un peu plus raisonnable et respectueux...
Le courant ochlocratique pourrait qualifier la tendance d'un groupe, influencé par certaines personnes en son sein, à agir non dans l'intérêt général, mais dans l'intérêt individuel des influenceurs.
Je ne suis pas de ceux qui jettent la pierre sur l'internet, au contraire. L'internet n'a pas de conscience et n'est qu'un vecteur d'expression libre parmi d'autres qu'il faut donc absolument défendre et renforcer. On y trouve alors le meilleur et le pire en fonction de ce qui s'y dit.
A propos du pire, force est de constater qu'il prend souvent la forme de ce fameux courant ochlocratique. Il n'y a qu'à observer les vulgarités et grossièretés échangées par exemple entre militants politiques de tous bords entre eux ou au sujet de personnalités emblématiques : au lieu de critiquer l'action politique, on préfère détruire la personne, l'individu qu'il soit responsable d'un parti ou simple partisan.
Alors qu'il serait très facile d'éviter ce lynchage récurrent en étant soi-même un peu plus raisonnable et respectueux...
Le sens critique, sens essentiel
Deux articles récents ont attiré mon attention et j'ai voulu mettre en perspective leur contenu l'un par rapport à l'autre :
- Sur Internet les foules ne sont plus sages, sur le blog Psychologik de Yann Leroux au sujet d'une étude réalisée par des sociologues et des spécialistes en systèmes.
La sagesse des foules, concept généralement ancré dans l'inconscient collectif et qui repose plus ou moins sur le théorème de Descartes par lequel le bon sens est la chose la mieux partagée du monde, suppose à la base que l'appréciation moyenne d'un groupe sur une décision à prendre est plus proche de la décision optimale que chacune des appréciations individuelles dans le groupe.
Selon l'étude en question, cette sagesse collective peut être faussée dans le temps si le groupe est soumis à une certaine influence sociale, par deux effets statistiques et un autre psychologique.
"L'effet de l'influence sociale" elle-même conduit, par convergence, à réduire la diversité du groupe quand ses individus se départent de leur propre appréciation sous l'impulsion d'autres individus plus influents et adoptent l'appréciation personnelle de ceux-ci. Cette réduction est opérée sans qu'en soit améliorée la justesse de l'appréciation moyenne du groupe sur la décision à prendre. "L'effet de réduction de champ" vient en effet courber cette appréciation moyenne vers une appréciation faussée, détournée sous l'action de l'influence sociale, dont le groupe devient alors porteur. "L'effet de confiance", psychologique, renforce à l'excès la confiance des individus du groupe dans leur appréciation collective biaisée à cause des deux premiers effets et donc non conforme à ce que serait en fait l'appréciation moyenne objective du groupe.
- Le risque de l'individualisation de l'internet, relayé par Xavier de la Porte dans internetactu.net.
L'individualisation provient des résultats de recherche dans Google, qui depuis fin 2009 ne sont plus uniques pour chaque requête, mais personnalisés en fonction du profil de la personne qui a lancé la requête (encore faut-il que cette personne soit reconnue par Google, donc identifiée par son compte Google ; les recherches sont les mêmes en anonyme).
Le risque est alors que chacun soit conforté dans sa propre vision du monde (et on retrouve ici "l'effet de confiance"), à l'abri des idées divergentes puisque celles-ci, ne répondant pas au profil donné, ne sortent plus dans la liste des résultats de la recherche.
Deux articles qui finalement mettent le doigt sur la manipulation dont on peut être soi-même victime, sur l'internet ou IRL, à force de ne fréquenter, lire ou écouter que les mêmes personnes et à ne pas avoir la curiosité de voir ailleurs si les idées ne sont pas plus vertes.
Deux articles qui trouvent leur expédient tout simplement dans le sens critique, qui prend toute sa dimension quand on prend la hauteur nécessaire sur chaque allégation, quand on peut la prendre grâce à son bagage culturel et éducatif.
Donnez donc tort à Huxley, pour qui la plupart des êtres humains ont une capacité infinie à tout prendre pour acquis...
- Sur Internet les foules ne sont plus sages, sur le blog Psychologik de Yann Leroux au sujet d'une étude réalisée par des sociologues et des spécialistes en systèmes.
La sagesse des foules, concept généralement ancré dans l'inconscient collectif et qui repose plus ou moins sur le théorème de Descartes par lequel le bon sens est la chose la mieux partagée du monde, suppose à la base que l'appréciation moyenne d'un groupe sur une décision à prendre est plus proche de la décision optimale que chacune des appréciations individuelles dans le groupe.
Selon l'étude en question, cette sagesse collective peut être faussée dans le temps si le groupe est soumis à une certaine influence sociale, par deux effets statistiques et un autre psychologique.
"L'effet de l'influence sociale" elle-même conduit, par convergence, à réduire la diversité du groupe quand ses individus se départent de leur propre appréciation sous l'impulsion d'autres individus plus influents et adoptent l'appréciation personnelle de ceux-ci. Cette réduction est opérée sans qu'en soit améliorée la justesse de l'appréciation moyenne du groupe sur la décision à prendre. "L'effet de réduction de champ" vient en effet courber cette appréciation moyenne vers une appréciation faussée, détournée sous l'action de l'influence sociale, dont le groupe devient alors porteur. "L'effet de confiance", psychologique, renforce à l'excès la confiance des individus du groupe dans leur appréciation collective biaisée à cause des deux premiers effets et donc non conforme à ce que serait en fait l'appréciation moyenne objective du groupe.
- Le risque de l'individualisation de l'internet, relayé par Xavier de la Porte dans internetactu.net.
L'individualisation provient des résultats de recherche dans Google, qui depuis fin 2009 ne sont plus uniques pour chaque requête, mais personnalisés en fonction du profil de la personne qui a lancé la requête (encore faut-il que cette personne soit reconnue par Google, donc identifiée par son compte Google ; les recherches sont les mêmes en anonyme).
Le risque est alors que chacun soit conforté dans sa propre vision du monde (et on retrouve ici "l'effet de confiance"), à l'abri des idées divergentes puisque celles-ci, ne répondant pas au profil donné, ne sortent plus dans la liste des résultats de la recherche.
Deux articles qui finalement mettent le doigt sur la manipulation dont on peut être soi-même victime, sur l'internet ou IRL, à force de ne fréquenter, lire ou écouter que les mêmes personnes et à ne pas avoir la curiosité de voir ailleurs si les idées ne sont pas plus vertes.
Deux articles qui trouvent leur expédient tout simplement dans le sens critique, qui prend toute sa dimension quand on prend la hauteur nécessaire sur chaque allégation, quand on peut la prendre grâce à son bagage culturel et éducatif.
Donnez donc tort à Huxley, pour qui la plupart des êtres humains ont une capacité infinie à tout prendre pour acquis...
vendredi 22 avril 2011
Mémoire et informatique
Pierre Assouline relaye un problème préoccupant dans le Monde du Livre, celui de la disparition des documents préparatoires d'une œuvre littéraire depuis que les auteurs sont passés de la plume au clavier, du papier au fichier électronique.
La mémoire vide des temps informatisés
Faute de notes manuscrites, de brouillons, d'essais, les travaux d'interprétation et d'exégèse des ouvrages intellectuels deviennent plus difficiles.
L'informatique ne serait alors qu'un vaste chantier en sursis, une jachère infinie, fragmentée et constamment réinitialisée, effacée, tronquée, remplacée, "crashée" et finalement non archivée.
Ne subsistent que les oeuvres finies et encore, lorsque celles-ci sont bien conservées.
Cela rejoint à mon avis le problème bien plus général de la conservation des données numériques.
Les données numériques à l'épreuve du temps (Le Monde)
C'est bien beau de prétendre que le numérique est universel et éternel, mais ses supports digitaux, eux, ne le sont pas. CD, disques durs, clés USB, tous les supports sont périssables.
De même, les formats utilisés sont en perpétuelle évolution et la rétrocompatibilité n'est pas toujours assurée par les développeurs. Qui dit qu'une simple image d'aujourd'hui pourra être "lue" dans 5 ans ?
Il me semble essentiel que chacun, personnellement, prenne conscience de cette problématique et agisse pour la sauvegarde et la pérennité de ses propres données, pour soi et ses enfants. Et finalement, pour l'humanité tout entière.
La mémoire vide des temps informatisés
Faute de notes manuscrites, de brouillons, d'essais, les travaux d'interprétation et d'exégèse des ouvrages intellectuels deviennent plus difficiles.
L'informatique ne serait alors qu'un vaste chantier en sursis, une jachère infinie, fragmentée et constamment réinitialisée, effacée, tronquée, remplacée, "crashée" et finalement non archivée.
Ne subsistent que les oeuvres finies et encore, lorsque celles-ci sont bien conservées.
Cela rejoint à mon avis le problème bien plus général de la conservation des données numériques.
Les données numériques à l'épreuve du temps (Le Monde)
C'est bien beau de prétendre que le numérique est universel et éternel, mais ses supports digitaux, eux, ne le sont pas. CD, disques durs, clés USB, tous les supports sont périssables.
De même, les formats utilisés sont en perpétuelle évolution et la rétrocompatibilité n'est pas toujours assurée par les développeurs. Qui dit qu'une simple image d'aujourd'hui pourra être "lue" dans 5 ans ?
Il me semble essentiel que chacun, personnellement, prenne conscience de cette problématique et agisse pour la sauvegarde et la pérennité de ses propres données, pour soi et ses enfants. Et finalement, pour l'humanité tout entière.
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Mon appendice est connecté
Je me suis senti concerné à la lecture de cet article sur owni.fr :
Un nouvel appendice pour l’espèce humaine?
Diantre, mon iPhone est bel et bien un nouvel organe, externe certes (pour l'instant) mais omniprésent et connecté en permanence.
Il n'y a qu'à voir les photos sur lesquelles on m'a surpris, toujours l'engin rivé à la main...
D'où vient ce besoin de connexion au réseau mondial ? Le cerveau ne se suffit plus à lui-même, il lui faut communier avec l'Infosphère (voir Hypérion, de Dan Simmons).
Et à quand l'implant cérébral ? Plus pratique qu'un écran qui occupe une main et un oeil sans arrêt... Quand je parlais de cyborg !
Un nouvel appendice pour l’espèce humaine?
Diantre, mon iPhone est bel et bien un nouvel organe, externe certes (pour l'instant) mais omniprésent et connecté en permanence.
Il n'y a qu'à voir les photos sur lesquelles on m'a surpris, toujours l'engin rivé à la main...
D'où vient ce besoin de connexion au réseau mondial ? Le cerveau ne se suffit plus à lui-même, il lui faut communier avec l'Infosphère (voir Hypérion, de Dan Simmons).
Et à quand l'implant cérébral ? Plus pratique qu'un écran qui occupe une main et un oeil sans arrêt... Quand je parlais de cyborg !
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Alain Madelin évoque l'hypercroissance à venir
Alain Madelin se demande dans la Tribune si la France saura profiter de l'hypercroissance du nouveau monde qui s'ouvrira à nous dans une dizaine d'années.
Lire l'article
Beaucoup de réflexions fleurissent en ce moment sur la "Singularité". Celle de Madelin en est une variante fort intéressante.
J'ai toujours apprécié ce libéral, et regretté qu'il quitte la vie politique trop vite. Mais il oeuvre encore pour le bien commun.
En tout cas, je partage totalement sa vision de notre proche avenir, où croissance et progrès révolutionneront bien des choses.
Pour lui, "nous sommes au pied d'un Himalaya de progrès scientifiques et techniques et nous n'avons encore grimpé que de quelques mètres".
J'en suis aussi persuadé.
Merci à Aymeric Pontier d'avoir signalé cet article intéressant sur son blog.
Lire l'article
Beaucoup de réflexions fleurissent en ce moment sur la "Singularité". Celle de Madelin en est une variante fort intéressante.
J'ai toujours apprécié ce libéral, et regretté qu'il quitte la vie politique trop vite. Mais il oeuvre encore pour le bien commun.
En tout cas, je partage totalement sa vision de notre proche avenir, où croissance et progrès révolutionneront bien des choses.
Pour lui, "nous sommes au pied d'un Himalaya de progrès scientifiques et techniques et nous n'avons encore grimpé que de quelques mètres".
J'en suis aussi persuadé.
Merci à Aymeric Pontier d'avoir signalé cet article intéressant sur son blog.
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Tribulations d'un merle icaunais au sortir du nid
Voyez-vous ce nid ?

Quatre petits merles s'y blottissaient encore hier, bien au chaud et en sécurité. Leur maman (ou leur papa ?) allait et venait pour les nourrir, après une chasse fructueuse aux vers de terre dans la carrière.
Ce matin, ils étaient tous partis. Tous ? Non, il en restait encore un qui résistait à l'appel de la liberté.

Son calvaire ne faisait que commencer. Niark.
A l'approche d'enfants surexcités, hurlant et gesticulant, ce passereau apeuré se jeta dans le vide et, quarante centimètres plus bas, se mit à courir sur ses frêles brindilles de pattes, piaillant et secouant frénétiquement ses bras encombrants et plein de plumes dont il se demandait à quoi ils pouvaient bien lui servir.
Heureusement, j'étais là. Je le pris délicatement dans mes mains protectrices et le remis dans son petit nid au fond duquel il se terra de terreur.
Sur ces entrefaits, petit-déjeuner, à trois mètres du nid. J'entendais le merle appeler timidement ses parents. Sa maman (ou son papa) finit par l'entendre et entama une manoeuvre d'approche discrète, presque à l'abri des regards d'humains. Le petit, rassuré par la présence de sa génitrice (ou géniteur), s'enhardit et sauta à nouveau de son havre de paix.
Grave erreur stratégique ; c'était ignorer un ennemi bien plus féroce et dangereux que les enfants. Fili.
Scrutant ce petit être chétif et sans défense, incapable d'opposer une quelconque défense, le molosse vit remonter ses gènes de chasseur, grogna, aboya et fonça, les yeux injectés de sang, la bave aux babines!
La course poursuite qui s'ensuivit fut d'une violence inouïe. L'oisillon filait à perdre haleine le long d'une ligne droite qui traversait la carrière d'un bout à l'autre et finissait sous un tas de bois. Le chien aboyait, reniflait et pourchassait sa proie, sans jamais l'approcher à moins de deux centimètres (on ne sait jamais, on n'est jamais trop prudent).
Le jeune merle finalement atteint sans encombre son bunker et jura qu'on ne l'y reprendrait plus. Et Fili s'en retourna, fier de sa chasse palpitante, à l'affût de nouvelles aventures campagnardes.

Quatre petits merles s'y blottissaient encore hier, bien au chaud et en sécurité. Leur maman (ou leur papa ?) allait et venait pour les nourrir, après une chasse fructueuse aux vers de terre dans la carrière.
Ce matin, ils étaient tous partis. Tous ? Non, il en restait encore un qui résistait à l'appel de la liberté.

Son calvaire ne faisait que commencer. Niark.
A l'approche d'enfants surexcités, hurlant et gesticulant, ce passereau apeuré se jeta dans le vide et, quarante centimètres plus bas, se mit à courir sur ses frêles brindilles de pattes, piaillant et secouant frénétiquement ses bras encombrants et plein de plumes dont il se demandait à quoi ils pouvaient bien lui servir.
Heureusement, j'étais là. Je le pris délicatement dans mes mains protectrices et le remis dans son petit nid au fond duquel il se terra de terreur.
Sur ces entrefaits, petit-déjeuner, à trois mètres du nid. J'entendais le merle appeler timidement ses parents. Sa maman (ou son papa) finit par l'entendre et entama une manoeuvre d'approche discrète, presque à l'abri des regards d'humains. Le petit, rassuré par la présence de sa génitrice (ou géniteur), s'enhardit et sauta à nouveau de son havre de paix.
Grave erreur stratégique ; c'était ignorer un ennemi bien plus féroce et dangereux que les enfants. Fili.
Scrutant ce petit être chétif et sans défense, incapable d'opposer une quelconque défense, le molosse vit remonter ses gènes de chasseur, grogna, aboya et fonça, les yeux injectés de sang, la bave aux babines!
La course poursuite qui s'ensuivit fut d'une violence inouïe. L'oisillon filait à perdre haleine le long d'une ligne droite qui traversait la carrière d'un bout à l'autre et finissait sous un tas de bois. Le chien aboyait, reniflait et pourchassait sa proie, sans jamais l'approcher à moins de deux centimètres (on ne sait jamais, on n'est jamais trop prudent).
Le jeune merle finalement atteint sans encombre son bunker et jura qu'on ne l'y reprendrait plus. Et Fili s'en retourna, fier de sa chasse palpitante, à l'affût de nouvelles aventures campagnardes.
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